Paranoïa

Journée anti DRM – le 4 Mai 2011


Yellow banner -- May 4th, 2011: Day Against DRM

C’est la journée du 4 Mars 2011 (et tout le reste de l’année d’ailleurs !) qu’il faut manifester vos convictions anti DRM.

Pour faire cours, les DRM sont des limitations techniques qui font entre autre que :
– Si vous achetez un média, vous ne le possédez pas vraiment, et l’éditeur peut vous en déposséder à tout moment
– Si vous achetez un bien culturel (protégé par DRM évidemment), nous ne pourrez pas le lire sur un lecteur non agréé par l’éditeur
– Si vous achetez un produit protégé par DRM, vous pouvez être traqué par l’éditeur sur votre usage du produit
– En achetant un produit protégé par DRM, vous n’êtes pas libre de l’utiliser comme bon vous semble, finalement, ça n’est pas vraiment un achat, mais plutôt une sorte de cotisation temporaire que vous payez à l’éditeur, sans aucun engagement de sa part dans le temps !!

En gros pour chaque achat d’un produit protégé par DRM, ça revient à vous abonner pour une durée inconnue, à un service dont la disponibilité est inconnue, et dont l’usage peut vous être retiré à tout moment, sans remboursement. En achetant un produit avec DRM, vous achetez donc du vent !

Seuls les consommateurs sont libres de choisir les limites d’utilisation des produits qu’ils achètent, si on appliquait les DRM à l’automobile, ça reviendrait par exemple à acheter une voiture, dont le constructeur pourrait à tout moment en empêcher le démarrage sans raison. Comme par exemple, empêcher le véhicule d’être utilisé le jeudi. Ou alors, faire que le véhicule ne peut être alimenté que par du carburant hors de prix venant uniquement de la station service agréée.

Ceci est une métaphore des limitations que les DRM imposent aux médias (et au materiel multimédia , home-cinema, informatique etc, comme par exemple la connectivité HDMI capable de bloquer l’affichage de médias non agréé – pour faire simple) que vous achetez. Si vous êtes contre ce genre de limitations, et que vous voulez être libre de faire ce que bon vous semble avec ce que vous achetez (dans le respect des lois évidemment) alors participez à la journée anti DRM afin de sensibiliser le maximum de personne de ces limitation, et en leur permettant de ne pas tomber dans le piège de l’achat d’un produit avec DRM dont ils ne pourraient pleinement profiter.

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mardi, mai 3rd, 2011 Paranoïa, Technologie Pas de commentaire

Installation DRBD sur Centos 5.5 ou redhat

Voici un nouveau post « mémo » pour l’installation de DRBD sur Centos 5.5 ou Redhat.

DRBD est utilisé sur les clusters de haute disponibilité afin de maintenir des volumes synchronisés entre plusieurs machines, et ainsi de garantir une reprise transparente en cas cas de panne d’un système par exemple. DRBD exploite le réseau TCP/IP pour effectuer la synchronisation des données. Il est souvent qualifié de système de RAID logiciel en réseau, agissant au niveau bloc des périphériques de stockages, et étant de faire totalement transparent pour le système.

Installation DRBD Centos 5.5 :
On télépharge la dernière version (au moment de la rédaction du post), on décompresse, installe les dépendances et on compile (idéalement dans /usr/local/src) :

wget http://oss.linbit.com/drbd/8.3/drbd-8.3.10.tar.gz
tar xvzf drbd-8.3.10.tar.gz
cd drbd-8.3.10
yum install make gcc glibc-devel flex kernel-devel

Compilation des outils :

./configure
make
make install

Compilation du pilote (module) pour le noyau (kernel) pour un noyau modulaire, évidemment ! :

cd drbd
make
make install

Les pilotes (modules) sont installé dans le dossier /lib/module/`uname -r`/kernel/drivers/block/.

On va également forcer le chargement du module automatiquement au reboot de la machine :

echo modprobe drbd>>/etc/rc.modules
chmod +x /etc/rc.modules

Note : Si vous mettez à jour votre machine, et que le noyau est changé, il faudra recompiler les modules comme précédemment.

Note 2 : on peut aussi générer un RPM comme indiqué ici : http://www.drbd.org/users-guide-emb/s-build-rpm.html mais dans tous les cas, en cas de nouveau noyau, il faut les recréer, donc l’intégration en RPM est recommandée (pour faciliter la gestion des outils installés) mais pas obligatoire sur un point de vue fonctionnel.

Évidemment il faut réaliser cette étape sur tous les noeuds du futur cluster!! (Donc sur toutes les machines qui vont gérer le volume, dans mon cas, 2 machines).

Pour poursuivre, nous allons utiliser 2 éléments de stockage (disques / partitions / volumes accessibles par dev-mapper => volgroup etc.) de tailles strictement identiques. Dans le cas présent je pratique l’installation en environnement de test, en utilisant virtualbox. Je vais donc ajouter sur mes deux virtualbox un disque dur virtuel de taille identique (5Go) avec une seule partition utilisant 100% du disque (qui seront utilisés ici an tant que partitions/périphériques directement, soit /dev/sdb1).

Il est noté sur le site du projet que, bien que ça soit techniquement possible, il est décommandé d’utiliser des volumes basés sur des fichiers montés en boucle interne (loop device) ref : http://www.drbd.org/users-guide-emb/ch-configure.html.

On va ensuite préparer la partie réseau. Il est recommandé pour DRBD d’utiliser la ressource la plus performante possible bien entendu. Dans mon cas, je vais effectuer la réplication par un VPN afin de pouvoir tenter l’opération dans plusieurs configurations. Dabord en local puis au travers d’un Wan. Les ports utilisés commencent au 7788 jusqu’au 7799, de plus, DRBD ne pourra pas utiliser plus d’une interface réseau (limité à une seule connexion TCP active).

Nous allons devoir sur notre Centos 5.5 ouvrir les ports réseaux en TCP de 7788 à 7799 au niveau d’iptables.
Pour ce faire, on va ouvrir le fichier /etc/sysconfig/iptables et ajouter les lignes suivantes à la cinquième ligne en partant du la dernière (qui contient le COMMIT, l’ordre des règles a une importance). On notera que les instructions IPTABLES dans centos utilisent une syntaxe propre à Centos/redhat/fedora pour les règles d’entrées :

#Autorisation port 7788 à 7799 pour le proof of concept DRBD en entrée sur la carte tap0 utilisée par le VPN
-A RH-Firewall-1-INPUT -i tap0 -p tcp -m state -m tcp --dport 7788:7799 --state NEW -j ACCEPT

Puis on relance iptables pour appliquer les modifications /etc/rc.d/init.d/iptables restart

On va maintenant procéder à la configuration de DRBD. Comme on a installé DRBD depuis les sources, les fichiers par défaut (skel) ne sont pas présents dans /etc/ mais dans /usr/locat/etc.

On va donc les copier et créer le lien qui permettra à drbd de trouver ses petits.

cp -R /usr/local/etc/* /etc/

On renomme le dossier pour pouvoir créer le lien symbolique :

mv /usr/local/etc /usr/local/etc.old

On crée le lien qui va permettre au tout de trouver les fichiers de configuration :

ln -s /etc /usr/local/

Par convention c’est le fichier /etc/drbd.d/global_common.conf qui contiends les sections « global » et « common » tandis que les « resource » seront définie dans des fichier « .res » individuels (un pour chaque resource) dans le dossier /etc/drbd.d.

Référence: http://www.drbd.org/users-guide-emb/s-configure-resource.html

La configuration « de base » dans le fichier /etc/drbd.d/global_common.conf contient déjà les éléments de base comme suit :

global {
  usage-count yes;
}
common {
  protocol C;
}

Puis nous allons créer le fichier /etc/drbd.d/r0.res qui va définir la ressource DRBD que nous utiliserons dans cet exemple :

resource r0 {
  net {
    allow-two-primaries;
  }
  startup {
    become-primary-on both;
  }
  on pchp {
    device    /dev/drbd1;
    disk      /dev/sdb1;
    address   10.21.3.16:7789;
    meta-disk internal;
  }
  on pcmsi {
    device    /dev/drbd1;
    disk      /dev/hdb1;
    address   10.21.3.17:7789;
    meta-disk internal;
  }
}

Note : ici on nomme la ressource r0, pchp est mon premier pc (doit correspondre au hostname de votre machine, et doit être un nom reconnu par l’une et l’autre des machine !), pcmsi le second, avec leur IP respectives, ainsi que le « disk » utilisé sur chacune des machines (rappel : ils doivent être de taille strictement identique, mais ça peut être n’importe quel périphérique, attention à bien placer les informations dans le fichier de configuration sur les 2 machines).
Note 2 : info sur meta-disk ici http://www.drbd.org/users-guide-emb/ch-internals.html#s-internal-meta-data
Note 3 : Cette configuration autorise les 2 noeuds à être primaires et demande au premier initié de devenir primaire par défaut.

Nous allons maintenant activer la ressource qui va exploiter les partitions (celle de 5Go créées au début de la manipulation, on peut utiliser le disque/périphérique entier aussi /dev/sdb et /dev/hdb dans mon cas) définies dans le fichier de configuration.

Les étapes suivantes sont à réaliser sur tous les noeuds (machines avec DRBD) concernés par la « resource ».

On crée donc les metadata du périphérique (resource = r0 pour l’exemple) :

drbdadm create-md resource

ce qui donne :

Writing meta data...
initializing activity log
NOT initialized bitmap
New drbd meta data block successfully created.

On attache la resource au périphérique (resource est à remplacer par r0 comme pour la commande d’avant):

drbdadm attach resource

Si vous avez une erreur relative au module, comme indiqué il faudra charger le module (pilote dans le noyau) :

modprobe drbd

et recommencer la commande (il faudra penser à ajouter le module dans la listes des modules chargés par défaut : http://www.centos.org/docs/5/html/Deployment_Guide-en-US/s1-kernel-modules-persistant.html).

On définit les paramètres de synchronisation (remplacer resource par r0):

drbdadm syncer resource

On connecte les noeuds (remplacer resource par r0):

drbdadm connect resource

Note : les étapes drbdadm attach, drbdadm syncer, et drbdadm connect peuvent être remplacée par l’unique commande : « drbdadm up » ou « drbdadm down » pour deconnecter

Si tout s’est bien passé, les informations sur le statut de la connexion doivent s’afficher en interrogeant /proc/drbd :

cat /proc/drbd

ceci doit renvoyer une information de ce type :

version: 8.3.10 (api:88/proto:86-96)
GIT-hash: 5c0b0469666682443d4785d90a2c603378f9017b build by root@localhost.localdomain, 2011-03-08 21:09:46

 1: cs:Connected ro:Secondary/Secondary ds:Inconsistent/Inconsistent C r-----
    ns:0 nr:0 dw:0 dr:0 al:0 bm:0 lo:0 pe:0 ua:0 ap:0 ep:1 wo:b oos:5236960

L’information importante est ici le « Connected ». Si ça n’est pas le cas, vérifiez que vos hôtes communiquent bien et que les hostnames utilisés pour définir la « resource » au niveau de la valeur « on » sont des noms valident et qui communiquent.

Nous allons maintenant synchroniser les données d’un hôte sur l’autre. Dans le cas présent, pas de préférence, les 2 unités sont vides, cependant, si vous devez reconnecter un noeud qui n’a plus de donnée, la commande est à lancer sur celui qui contient les données !!! ATTENTION, là machine où la commande est lancée écrasera l’autre ! NE PAS SE TROMPER.

On synchronise depuis la machine source (remplacer resource par r0):

drbdadm -- --overwrite-data-of-peer primary resource

Après avoir lancé cette commande, la synchronisation complète commence !
On peut en surveiller l’évolution en répétant la commande :

cat /proc/drbd

(Ca ressemble étrangement à une reconstruction de RAID avec un contrôleur smartarray pour ceux qui connaissent).

Votre réplication DRBD est maintenant opérationnelle ! Tout ce que vous allez faire sur votre périphérique sera maintenant répliqué sur l’autre ! (sous réserve que le débit de votre réseau le permette – vous voyez l’évolution sur /proc/drbd)

Si aucun des noeuds n’est passé « Primary » malgré les options du fichier de configuration, vous pouvez « forcer » l’élection du « primary » en tapant la commande suivante sur la machine où ça doit être appliqué :

drbdadm primary resource

De fait pour passer un noeud en secondaire :

drbdadm secondary resource

Vous trouverez ici une information pour démarrer avec un volume pré-rempli et éviter la première synchronisation :
http://www.drbd.org/users-guide-emb/s-using-truck-based-replication.html

Plus généralement, les informations sur l’utilisation et configuration de DRBD sont disponibles ici:
http://www.drbd.org/users-guide-emb/p-work.html

Vous pouvez ensuite utiliser votre nouveau périphérique via /dev/drbdX ou X est le numéro accordé à votre périphérique/partition DRBD (dans l’ordre d’implémentation en suivant votre fichier .res spécifié par la ligne « device »).
Il est donc ensuite simple de formater le support comme n’importe quel disque / périphérique de stockage :

mkfs.ext3 /dev/drbd1

Voilà, j’espère que ce mini guide vous donnera une idée de ce que peut représenter la mise en place de DRBD. Évidemment une telle solution doit s’inscrire dans une stratégie globale de gestion des données afin de garantir la plus haute disponibilité de l’infrastructure. Ce type de solution va de pair avec une gestion des flux en load balancing, et une redondance des ressources de stockage, au moins équipée d’un raid 1 ou mieux.

Le débit réseau nécessaire au maintient de la synchronisation dépendra du volume de données modifiées sur la plateforme, afin que le système puisse répliquer les écritures le plus rapidement possible, et ainsi diminuer la perte en cas de panne d’un noeud.

Vous pouvez également définir le débit réseau à utiliser par chaque « resource » avec l’option suivante dans la configuration de celle ci :

resource resource
  syncer {
    rate 40M;
    ...
  }
  ...
}

C’est en bytes/s et pas en bit/s.

Gérer les erreurs :
http://www.drbd.org/users-guide-emb/s-configure-io-error-behavior.html

Une autre ressource intéressante sur la mise en place de DRBD :
http://blog.guiguiabloc.fr/index.php/2008/10/17/cluster-haute-disponibilite-chez-ovh-avec-ipfailover-heartbeat-et-drbd-via-ipsec/
et là :
http://blog.guiguiabloc.fr/index.php/2009/02/16/mise-en-oeuvre-dun-systeme-de-fichier-distribue-et-acces-concurrents-en-san-avec-drbd-iscsi-ocfs2-et-dm-multipath/

Autre(s) référence(s) :
http://www.centos.org/docs/5/html/Deployment_Guide-en-US/s1-kernel-modules-persistant.html

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jeudi, mars 10th, 2011 GNU - Linux, Paranoïa, Reseau, Technologie 4 Comments

Imaps avec stunnel – ajouter le ssl au serveur imap port 993

Par défaut votre serveur mail (MTA – Mail or Message Transfert Agent) est certainement équipé d’un serveur IMAP (Internet Message Access Protocol) permettant de consulter vos emails directement sur le serveur depuis votre client de messagerie.

Hors, ce protocole n’étant pas sécurisé, les informations qui y transitent sont susceptibles d’être espionnées, copiées, etc pendant que vous consultez vos messages depuis un réseau non sécurisé (Point d’accès wifi, connecté en réseau chez un tiers, etc.). Le principal danger étant de se faire « voler » ses identifiants, et que quelqu’un utilise votre compte à votre insu (interception de vos emails, envoi d’emails en votre nom etc.).

Ici je considère que vous utilisez un système GNU/Linux.

Le protocole imaps (imap sur SSL) utilise par convention le port 993, il est utilisable entre autre par les iphone et ipod touch (oui c’est le démon car un produit totalement fermé!) qui supportent l’IMAPS bien plus facilement que les liaisons VPN (lié au fait que ce sont des terminaux bridés). Mettre en place un serveur IMAPS reste donc une bonne solution pour permettre l’utilisation de la messagerie de manière plus sécurisée pour les utilisateurs mobiles.

Pour revenir au port 993, si votre serveur est équipé d’un firewall, il faudra bien évidement ouvrir le port 993 en entrée sur celui ci. Si vous utilisez iptables vous pourrez ajouter les 2 lignes suivantes dans votre fichier contenant les règles iptables :

-A INPUT -p tcp -m state -m tcp --dport 993 -J ACCEPT
-A INPUT -p udp -m state -m udp --dport 993 -J ACCEPT

(ou appeler iptables directement en ligne de commande avec ces paramètres en suivant).

Nous allons maintenant mettre en place STUNNEL qui va apporter la couche SSL à notre serveur. L’avantage, vous l’aurez compris, et que STUNNEL permet d’apporter la couche SSL alors que le serveur n’est pas prévu pour la prendre en charge. Ca fonctionne par une sorte de redirection de port, via un tunnel géré justement par STUNNEL (mode proxy).
Le flux arrive sur stunnel, qui négocie le SSL, puis envoie le flux de données vers le port du serveur IMAP installé ! Cool non ? bah si cool.

Il vous faut donc STUNNEL installé sur votre machine, soit par un dépot, soit en téléchargeant la source sur le site stunnel ici :
http://www.stunnel.org/?page=downloads
Vous récupérez la dernière version (au moment de la rédaction de ce post la 4.35).

wget ftp://ftp.stunnel.org/stunnel/stunnel-4.35.tar.gz

Puis vous decompressez l’archive :

tar xvzf stunnel-4.35.tar.gz

Vous rentrez dans le dossier décompressé :

cd stunnel-4.35

Vous installez la dépendance (il faut les sources de openssl) :
Sur ubuntu :

sudo apt-get install libssl-dev

Sur Fedora/redhat :

yum install openssl-devel

Puis vous lancez le configure de stunnel :

./configure

(qui doit se terminer sans erreur, complétez s’il manque des dépendances sur votre système).

Puis on compile :

make

Et on installe (en root ou sudo) :

make install

Vous devrez répondre a de simples questions (pays FR, etc. l’essentiel étant de répondre avec le nom de votre serveur au Common Name) afin de générer le certificat par défaut (/usr/local/etc/stunnel/stunnel.pem).

Sortez du dossier stunnel, puis vérifiez la version installée :

stunnel -version

Vous devez retrouver celle que vous venez de compiler, ici la 4.35, si ça n’est pas le cas, c’est que le binaire n’a pas remplacé l’existant car pas installé dans le même dossier.
Un simple renommage avec création de lien devrait fixer le pb :

mv /usr/bin/stunnel /usr/bin/stunnel.old;ln -s /usr/local/bin/stunnel /usr/bin/stunnel

(on remplace le binaire installé par la distribution, par celui qu’on vient de compiler).

Pour ceux qui souhaitent utiliser la version de stunnel fournie avec leur système il faudra générer un certificat pour l’occasion avec openssl (pour les autres aussi, utiliser un certificat dédié et unique est gage de sécurité).
Pour générer le certificat il suffit d’utiliser la commande suivante :

openssl req -new -x509 -nodes -out /usr/local/etc/stunnel/imaps.pem -days 3650 -keyout /usr/local/etc/stunnel/imaps.pem

(renseignez les simples questions comme indiqué plus haut, pays etc. avec pour Common Name le hostname de votre serveur).

On va ensuite créer le fichier de configuration pour stunnel ici /usr/local/etc/stunnel/imaps.conf :

;Certificat/cle
cert = /usr/local/etc/stunnel/imaps.pem

;Version du protocole (all, SSLv2, SSLv3, TLSv1)
sslVersion = all

;Pour des question de securité on fait tourner stunnel dans un chroot (en prison)
chroot = /usr/local/var/lib/stunnel/
setuid = nobody
setgid = nobody
;fichier pid créé dans le chroot
pid = /stunnel.pid
;On optimise un peu les perfs
socket = l:TCP_NODELAY=1
socket = r:TCP_NODELAY=1
;on veut des logs qui parlent !
debug = 7
;sortie dans le chroot
output = stunnel_imaps.log

[imaps]
accept = 993
connect = 143

[ssmtp]
accept = 465
connect = 25
;et oui! ça fonctionne aussi pour le ssmtp, pour cela vous devrez ouvrir le  port 465 dans votre firewall

voir plus d’infos et sécurisation ici (pour éviter les attaques « man in the middle ») + source : http://linuxgazette.net/107/odonovan.html

Maintenant on a donc fini de créer le fichier de configuration, il reste à lancer le tunnel :

stunnel /usr/local/etc/stunnel/imaps.conf

Vous pouvez ajouter la ligne suivante dans /etc/rc.local, en cas de reboot, le tunnel sera lancé automatiquement :

/usr/bin/stunnel /usr/local/etc/stunnel/imaps.conf

plus de documentations ici : http://www.stunnel.org/?page=docs

Après ces manipulations, vous devriez pouvoir configurer vos clients de messagerie pour utiliser imap avec SSL et donc communiquer de manière cryptée avec le serveur. Vous pouvez obtenir une alerte liée au certificat auto signé lors de la première connexion, il suffit d’accepter le certificat.

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